écrit par Brigitte & JJ Rolland - © photos Brigitte Lachaud le 10 mars 2018 0 Commentaire

« L’élégance de la gentillesse »
Bruno MERCADAL, DG Hôtel Royal Riviera, Saint-Jean-Cap-Ferrat
 

Au premier coup d’œil, l’homme est sympathique. Au-delà de son costume de bonne facture et de ses manières courtoises, la décontraction, dans sa version british, transparaît. Bruno Mercadal a beau être le Directeur Général d’un des hôtels les plus classieux de la Côte d’Azur, il est d’abord lui-même. Preuve en est, au moment de confesser son plus grand défaut, il hésite, se gratte la tête, avant d’asséner, en riant, « j’ai du mal à en trouver ». Son look ? Etudié, bien sûr ! Le costume volontiers bleu nuit, la barbe taillée au cordeau tous les 3 à 6 jours, pour « ne pas ressembler à un ours », la silhouette déliée grâce à la pratique du vélo (électrique) après des années de roller. Diplômé de l’Ecole Hôtelière, il adore faire la cuisine et de préférence des plats solides, « les saucisses lentilles ou la soupe au pistou ». L’homme aime à croquer dans la vie à pleines dents, et la bonne humeur est de mise lors de ses soirées entre copains. Il revendique de ne « pas être rat » et il est plutôt du genre à dépenser sans compter, « bagnole, fringues, moto, cadeaux… ». S’il fait « attention » à sa santé, il assume son âge d’autant « qu’avec la cinquantaine, on ne voit plus les lettres de près, mais on reconnaît les cons de loin ». Sous son air distingué, le monsieur est désopilant. Pas étonnant qu’il ait écrit « Les délirants carnets de voyage de Brux de Nux » – surnom trouvé par Ali de Castel Plage – durant ses nombreux déplacements en avion. Une manière de s’occuper, car l’oisiveté l’angoisse ! Mister Mercadal avoue être un inquiet perpétuel, dans son travail, pour ses enfants, pour sa santé, et celle des personnes auxquelles il tient. D’ailleurs, il ne fait jamais d’examens « j’aurais fait un piètre médecin, incapable d’annoncer sa maladie à un patient ! » Comme la dérision est sa signatureil aime se traiter de « dépressif enthousiaste ». Une positive attitude en somme qu’il cultive dans ses relations avec les autres : « gueuler est un aveu de faiblesse » affirme celui qui donne des cours de « management par la gentillesse ».

La femme de sa vie ? Elisa. Sa fille de 7 ans et demi, « marrante, déconneuse, coquine, intelligente, belle et dotée d’un bon caractère » tout ce qu’il aime chez une femme.

En vacances, il mise tout sur le bleu ! La couleur du ciel et de la mer de la Côte d’Azur, de l’Italie, vers Viareggio et Forte dei Marmi, et de la Floride, à Miami.

Miami où il se voit bien installé plus tard. A moins qu’il ne se retire en Asie. Son petit héritage asiatique – sa mère est née à Hanoï – lui a donné l’art de « garder son sang-froid et son calme dans l’analyse » qu’il parachève par un sens aigu de l’humour caustique.

Bruno Mercadal : celui qui aime à croire que « le bonheur, c’est demain » ne peut être qu’un homme heureux.

par Lilas Spak


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