C’est au cœur du quartier balnéaire de Juan‑les‑Pins, (06) Alpes-Maritimes, à quelques pas du va‑et‑vient des plages, des parasols et des yachts, se dressait en 1958, une adresse que l’on murmurait comme on cite une légende : Le Maxim’s. Plus qu’un restaurant, c’était un théâtre intime où se jouait, chaque soir, la gastronomie revisitée, et la vie mondaine de la Côte d’Azur.

Entrer au Maxim’s, c’était accepter un rituel. La porte s’ouvrait sur une salle aux murs badigeonnés d’un ocre chaleureux aux miroirs anciens qui multipliaient les sourires. Dehors, la Méditerranée respirait au loin; dedans, on parlait fort et on riait bas.

Les habitués, artistes, comédiens, quelques réalisateurs de passage au Festival de Cannes, et les riches inconditionnels de la Riviera. On cite Picasso qui vient passer l’été régulièrement à Juan, Cocteau, Fernand Léger, les compatriotes Hemingway, Man Ray, John Dos Passos et surtout Francis Scott Fitzgerald qui, dans un exil volontaire, viennent

vivre sans contrainte sur les bords de la Méditerranée. Francis Scott et Zelda Fitzgerald s’installent l’été à Juan de 1922 à 1928, Scottie écrit à la villa Saint-Louis Gatsby le Magnifique en 1925. Son autre roman, Tendre est la nuit, de 1934, revient sur la période vécue sur la Riviera.

C’est en 1946, que leurs ancêtres, les frères Giordanengo créaient le Maxim’s, grand nom de la jet set fréquentait, et jouxtait le restaurant qu’ils rebaptisent en 1958 Le Vésuvio. Ils venaient chercher la même chose : une table, un plat, et l’escalade douce d’une soirée qui promettait l’exceptionnel : Le Vésuvio 1958, restaurant entièrement rénové de son concept original, dont le four à bois traditionnel où les murs affichent son passé élégant et joyeux.

À sa tête, un homme au charisme discret, Jean-Jacques Gonzales Giordanengo, ancien Directeur adjoint de l’hôtel Belles Rives, passé ensuite à la Plage Le Provençal — qui avait su transformer le restaurant en un lieu de rendez‑vous pour artistes, amateurs de bonne chère et mélomanes, entourée de sa fille Lola, baignée depuis son enfance dans l’univers de la restauration.

Si les pizzas font la renommée de la maison, restent bien entendu à l’honneur. Les clients peuvent désormais découvrir une sélection élargie de plats, élaborés avec soin, et dans le respect des saveurs. L’objectif : proposer un véritable service de restaurant, avec une

attention particulière portée à chaque client, et à la qualité du moment passé à table, avec la complicité du chef Jean‑Laurent Depoil.
Plats dégustés :


Duo de St Jacques et Rouget embeurrée de poireaux et fenouil, confit au agrumes

Dessert : Parfait glacé au Grand Marnier

Le Vesuvio 1958