jeudi, décembre 1, 2022
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URBINO – LA PERLE DE LA RENAISSANCE EN ITALIE

A l’occasion d’une escapade plus ou moins loin, le 12, 13 et 14 octobre 2022, la Chambre de Commerce Italienne de Nice (06) Alpes-Maritimes, organisait un voyage de presse pour découvrir les merveilles de la ville des Marches, région d’Italie centrale, situé sur les bords de l’Adriatique.

Divisée en cinq provinces, Ancône, Maserata, Pesaro-Urbino, Ascoli Piceno et Fermo, situés entre la chaîne des Apennins et la mer Adriatique. Notre arrêt sera Urbino.

Une petite ville située dans le nord de la Marche, avec prés de 16.000 habitants, dont le centre historique a été classé au Patrimoine Mondial de l’Humanité par l’Unesco en 1998, de quoi présager du meilleur, ce que l’on découvre vite une fois sur place :

Portrait de Frédéric de Montefeltro dans un tableau de Piero della Francesca (1470-1473)

implantée sur une colline en pleine campagne, Urbino, connut au XVe siècle une étonnante prospérité culturelle, attirant des artistes et des érudits de toute l’Italie et au-delà et, influençant à son tour le développement d’autres régions d’Europe.

Une stagnation économique et culturelle qui commença au XVIe siècle a assuré une exceptionnelle conservation de l’aspect qu’elle avait à la Renaissance. La ville d’art possède un centre historique remarquable, ses ruelles médiévales sont agréables, dominée par une forteresse du XVe siècle sur un sommet, offrant une très belle vue sur la ville.

Les rues étroites, les vieilles bâtisses, et soudain la majesté de l’ancien Palais Ducal, au côté de la cathédrale San Domenico, plus aucun doute n’est permis sur la richesse de ce que l’on observe à Urbino, avec les chefs d’œuvres de Piero della Francesca, Titien et Raphäel. Magnifique musée aux nombreuses salles, toutes réservent l’éblouissement des trésors allant du XIV au XVIIème siècle.

Sur deux étages, des pièces à l’architecture parfaite et audacieuse, comme les plafonds extraordinaires, la cheminée, ou bien encore une salle en marqueterie du sol au plafond !

Une fois passé, l’éblouissement architectural fait place aux nombreux objets présentés dans ce palais.Le duché d’Urbino, sous tutelle du Vatican, fut dirigé par Federico de Montefeltro au XVe siècle. Il connut une forte expansion lors de cette période et a vu la construction d’un magnifique Palais de la Renaissance à la décoration très riche, grâce à la participation de beaucoup des plus grands artistes de l’époque. 

Le Palais Ducal est considéré une des œuvres majeures de la Renaissance.

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Federico di Montefeltro a été l’une des grandes figures de la Renaissance et a fait d’Urbino l’un des principaux centres culturels d’Europe. A seulement 22 ans, Federico arrive au pouvoir. Après une conspiration menée par les nobles de la ville, les familles d’Urbino ont rejeté les abus de pouvoir constants du duc Oddantonio di Montefeltro, qui était détesté, et ont mené une révolte qui a conduit à son assassinat. Le jour même où Oddantonio est tué, Federico entre dans la ville, commençant ainsi son glorieux règne.

Puis, la rencontre du maire Maurizio Gambino, qui a souligné le délicat équilibre à assurer entre la préservation artistique et culturelle et, justement, le dynamisme typique d’un Centre Universitaire important. Ici, dans un cas plus unique que rare en Italie, le nombre d’étudiants inscrits (environ 16 000) dépasse le nombre d’habitants réels (environ 14 000).

Les pavés qui claquent sous nos pieds nous mènent au cœur de l’histoire passionnante de cette ville, qui eut le privilège d’y héberger une famille de peintres illustres, entouré par un long mur de briques et orné de bâtiments de grès, Urbino vit naître et grandir le peintre Raphaël, une pure merveille d’architecture médiévale et Renaissance.

Elle se trouve au n°57 de la via Rafaello. On est malgré soi, aussitôt impressionné par cette maison qui garde un certain charme, associé à une atmosphère bien particulière. Elle fût construite au XVème siècle et se trouve non loin du Palais Ducal.

Le père de Raphaël, Giovanni Santi, poète et humaniste y était alors peintre à la cour de Federico di Montefeltro, Duc d’Urbino.

Aucune œuvre majeure n’est à voir dans cette maison, tout juste quelques meubles de famille et quelques copies de tableaux. Mais la visite y est très agréable. La petite librairie qui se trouve à l’entrée, propose à la vente plusieurs ouvrages de qualité sur Raphaël.

Raffaello Sanzio est le fils d’un peintre renommé de la ville d’Urbino. Il est donc familiarisé dès son enfance avec le monde des arts. Raphaël côtoie les nombreux assistants de son père, qui décède brutalement alors que le jeune garçon n’a que 11 ans. Quelques années plus tard, il perd sa mère.

Formé par les peintres de son entourage paternel, Raphaël obtient vite sa notoriété en raison de son talent. Il reçoit de très nombreuses commandes et officie dans tous les genres, du tableau d’église au portrait.

À partir de 1503, Raphaël parcourt l’Italie, de Sienne à Florence. C’est dans cette ville dédiée aux arts qu’il s’établit et fait la connaissance du Pérugin. Il découvre également le style de Léonard de Vinci et ses effets de sfumato. Bien qu’encore jeune, Raphaël devient une célébrité locale, mais sa notoriété n’atteint pas celle de Michel-Ange à Rome ! Un voyage dans la ville éternelle lui permet de se familiariser avec les chefs-d’œuvre de l’art antique. C’est en plein succès que le jeune homme, à peine âgé de 37 ans, est victime d’une fièvre maligne. L’histoire raconte qu’il aurait plutôt été victime de son ardeur sexuelle, avec sa maîtresse, la Fornarina, une boulangère.

Raffaello Sanzio dit Raphaël, La Fornarina, 1518–1519

Sa mort précoce fait du peintre une idole. Qualifié de « divin », Raphaël est considéré comme celui qui a su ressusciter la pudeur et la pureté de l’art grec. Ses œuvres sont facilement intelligibles, tout en étant complexes par leur composition. Les coloris sont subtils, et l’harmonie est atteinte. Tout dans la peinture de Raphaël évoque la grâce.

Visite du Musée Diocése Albani où Urbino a subi des changements importants depuis les années soixante-dix du XXe siècle. En fait, 1972 et 1977 a perdu le Diocèse de Gubbio et Montefeltro. Après les changements mis en œuvre en 1986, la province ecclésiastique d‘Urbino était composée du Diocèse de Senigallia, de Pesaro et Fano-Fossombrone-Cagli Pergola.

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Enfin, le 11 Mars 2000, dans le cadre de la réorganisation de région ecclésiastique Marche, Urbino, tout en conservant le titre de l’archevêque, perd la métropole, et devient une partie de la nouvelle province ecclésiastique Archidiocèse de Pesaro. Le Duomo d’Urbino est l’église principale de la ville.

L’architecture actuelle, d’influence néoclassique, est le résultat de plusieurs restaurations à travers les années, dont la dernière au début du 19e siècle, à la suite de gros dommages provoqués par un tremblement de terre.

Puis, visite de l’Université d’Urbino « Carlo-Bo » italienne, fondée en 1671 mais qui remonte au moins à 1506, et présentation du recteur Giorgio Calcagnini, qui nous informe que c’est une des universités les plus anciennes d’Europe.

Pour ce faire, deux instituts ont été créés : le Collège l’International et le Centre international d’Urbino. Elle compte actuellement 8 départements.

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Et pour finir, parlons un peu gastronomie où nous fallait un très bon restaurant, située dans le magnifique centre historique d’Urbino,

L’équipe au grand complet!

cette nouvelle adresse marie harmonieusement décor design et architecture historique. La cuisine, moderne et contemporaine, s’appuie sur les produits des Marches.

Merci Giacomo pour ce beau voyage pour nous laisser des beaux souvenirs !

 

 

 

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