Le ministre des Transports Jean-Baptiste Djebarri souhaite la mise en place d’une dizaine de nouvelles lignes de train de nuit d’ici à 2030. Selon lui, les enjeux écologiques et la crise de la Covid-19 redessine notre façon de voyager. 

« Mon ambition, c’est une dizaine de trains de nuit en 2030, organisés autour de quatre grands ‘corridors’ (Bordeaux-Marseille, Dijon-Marseille, Tours-Lyon via l’Ile-de-France, et Paris-Toulouse) ». Ces « corridors » s’articuleraient autour des liaisons européennes en projet, des deux lignes restantes en France et des deux autres récemment annoncées dans le plan de relance.

Pour le ministre des Transports, cela ne fait plus aucun doute que les enjeux écologiques, la “honte” de prendre l’avion et la pandémie redessinent entièrement la manière de voyager. « Et le train de nuit a tout pour séduire », ajoute-t-il.

La France ne compte actuellement plus que deux liaisons de trains de nuit, contre huit en 2015 : Paris-Briançon (Hautes-Alpes) et Paris-La-Tour-de-Carol (Pyrénées Orientales). Le plan de relance, annoncé en septembre dernier, prévoit la relance des lignes Paris-Nice et Paris-Tarbes, grâce à un financement de 100 millions d’euros, pour la rénovation de 50 voitures d’ici à 2022. Ces deux lignes devraient ouvrir « en avril et décembre 2021 ».