écrit par chris Lac le 20 juin 2016 0 Commentaire

Dix ans après son inauguration, le Musée du Quai Branly  (75) Ile de France, rebaptisé « Quai Branly – Jacques Chirac », va rendre hommage à l’ancien président de la République, avec une exposition dédiée à son amour des cultures non occidentales.

Imaginer « un lieu qui manifeste un autre regard sur le génie des peuples et des civilisations d’Afrique, d’Asie, d’Océanie et des Amériques «  (Termes employés par Jacques Chirac dans son discours prononcé lors de l’inauguration du musée du quai Branly le 20 juin 2006), telle fut l’ambition de Jacques Chirac.

Ce désir a germé il y a près de trente ans, à une époque où il paraissait inconcevable qu’en l’espace d’une décennie, plus de 15 millions de personnes viendraient admirer des œuvres longtemps oubliées. Depuis maintenant 10 ans, le musée du quai Branly, poursuit le rêve de son fondateur et propose de faire découvrir, à travers la richesse de ses collections et de sa programmation, l’infinie diversité des cultures. 

Hommage à Chirac Le Musée du Quai Branly, musée des arts d’Afrique, d’Océanie et des Amériques, inaugure aujourd’hui, lundi 20 juin, une exposition intitulée « Jacques Chirac ou le dialogue des cultures« , en présence de François Hollande, président de la République française, et de Jean-Jacques Aillagon, commissaire de l’exposition. 

Le plateau des collections. Zone Océanie. Avril 2015 © musée du quai Branly, photo Patrick Tourneboeuf

Lors de sa première visite au musée Guimet, en 1947, Jacques Chirac avait été séduit par une tête khmère, puis par des œuvres provenant du sous-continent indien. Sa curiosité le pousse à s’ouvrir, plus encore, à l’Asie. Ce sera d’abord la Chine qu’il visite, en 1978, comme Maire de Paris. Il manifestera, par la suite et à de nombreuses reprises, son goût pour la culture chinoise, notamment, en 1998, lors d’une exposition de bonzes chinois au musée Cernuschi, à Paris, et, surtout, en 2004, lors des années croisées France-Chine. Tout autant sinon plus que vers la Chine, sa passion le portera vers le Japon. Après l’exposition sur les armes et armures japonaises organisée en 1979, elle aussi, au musée Cernuschi, la Ville de Paris organise en 1986 la Saison de Tokyo à Paris, avec son tournoi sumo, révélateur du vif intérêt de Jacques Chirac pour la culture japonaise.

Incroyable : ceci n’est pas le «guignol» de Chirac… mais un masque japonais

Ce masque ressemblant à la marionnette de Jacques Chirac dans l’émission de Canal+ « Les Guignols de l’info » a fait le buzz. Appartenant au musée Georges-Labit de Toulouse, datant du XVIIIe siècle, il représente Ôbeshimi, un démon parmi les plus maléfiques du théâtre nô, au Japon. Le Quai Branly en a obtenu le prêt pour le dévoiler au public à partir du 21 juin, à l’occasion de l’exposition consacrée à l’ex-Président. Un joli clin d’œil à sa passion pour la culture japonaise !

A travers plus de 150 œuvres issues des collections publiques et privées, françaises et étrangères et une soixantaine de dates clés, l’exposition révèle comment les fils d’un destin personnel, croisent ceux de l’histoire des civilisations extra-européennes.

Le président Chirac inaugure le musée du Quai Branly, le 20 juin 2006 © Witt Sipa

 La Chupicuaro, emblème du musée du quai Branly. Cette rare statuette féminine était probablement en rapport avec des rites d’initiation ou des cultes funéraires associés à la fertilité et à son cycle annuel de mort et de renaissance. La culture Chupicuaro est localisée près d’un village comptant d’anciens cimetières mais qui sont actuellement totalement engloutis sous les eaux d’un barrage.

© Musée du Quai Branly photo Arnaud Baumann

La petite statuette Chupicuaro est la première oeuvre à être entrée dans les collections du musée du quai Branly. Exposée au Pavillon des Sessions du musée du Louvre, elle sera exceptionnellement visible au musée du quai Branly à l’occasion de l’exposition Jacques Chirac ou le dialogue des cultures.

Jean Nouvel. Le musée lui-même est novateur. De couleur rouille, en bord de Seine, avec à l’extérieur un mur végétalisé et à l’intérieur des jeux de clair-obscur, le bâtiment de Jean Nouvel et le paysagiste Gilles Clément, est une oeuvre-d’art. « Pendant longtemps, les musées se sont mis là où on pouvait les mettre, dans d’anciens palais royaux, et on n’accordait pas beaucoup d’importance à l’écrin. Depuis 20 ans, l’architecture est devenue partie prenante et Jacques Chirac voulait que son musée soit conçue par un grand architecte. »

*Siestes électroniques, rencontre avec Jean Nouvel, jeux et entrée au musée gratuites sont également au programme de cet anniversaire. 

 

 

 

Jacques Chirac, ou le dialogue des cultures, musée du Quai Branly, quai Branly 75007 Paris. 01 56 61 70 00. Du 21 juin au 9 octobre 2016. Les mardi, mercredi et dimanche de 11 à 19h, les jeudi, vendredi et samedi de 11 à 21h.

 


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