LA BONNE MALADIE – LE SAVIEZ-VOUS ?

La bonne maladie : « Le saviez-vous ? »

Aujourd’hui, une maladie pour une fois plaisante. Puisque nous sommes dans une pandémie, approchons la maladie d’une manière particulière, afin de voir la vie positivement.

Au XVIIème siècle, la Hollande a connu un âge d’or pour la peinture, une profusion de productions et une bonne centaine de peintres de haut niveau. Certes, nous connaissons tous Rembrandt, Vermeer, H et tant d’autres. Il y a eu, dans tous les registres, des peintres excellents. Dans les guildes de St Luc, regroupant les artistes de chaque ville, existait une hiérarchie. Les peintres de  » grand genre  » étaient les plus prisés, ceux qui peignaient des sujets de la Bible, des sujets religieux, des batailles, de grands portraits des familles régnantes et des gens de cour. Les portraits privés, des grands bourgeois ou commerçants, étaient d’un cran en-dessous pour le prestige.

Et puis, venaient les « peintres de genre », ceux qui peignaient la vie quotidienne, des natures mortes ou des paysages. La peinture de genre a représenté une bonne partie de la production en Hollande, au XVIIème siècle, au point qu’on en vendait sur les marchés et dans les auberges. On a du mal à croire que des natures mortes, que nous apprécions tant, étaient quelquefois vendues sur des marchés non loin des étals de poissons ou de volailles. Il y a eu une telle production de peintures vers 1650-1660, que le marché de la peinture s’est presque effondré. Un Vermeer de Delft (1632-1675) avait du mal à vendre ses peintures, était pauvre, vendait sa peinture à son boulanger contre ses factures de pain et, pour vivre, il tenait une petite auberge. Il a eu, un temps, comme confrère à la guilde de St Luc de Delft, un autre peintre formidable et pittoresque : Jan Steen (1626-1679). On prononce en flamand : « sté..enne… » en laissant un peu traîner la fin du nom. C’est notre peintre du jour.
Jan Steen est un bon exemple de la peinture de genre produite au XVIIème siècle en Hollande, dans un temps de prospérité économique. Il est né dans la deuxième ville de Hollande à l’époque, à Leyde. Fils d’un brasseur de la ville, il commence son apprentissage de peintre d’abord à Utrecht, où la fameuse école caravagesque d’Utrecht s’est imposée, puis il rejoint l’atelier du peintre de genre Adriaen van Ostade, à Haarlem, autre grand lieu de peinture. Ensuite, il étudie chez le peintre Jan van Goyen,qui travaille à La Haye et dont il épouse la fille en 1649. Il circule entre ces différentes villes, et pour vivre, il ouvre à chaque fois une auberge financée par son père brasseur. Grand buveur, il est le meilleur client de son petit commerce. Il fait à chaque fois faillite. Ce qui ne l’empêche pas de produire des peintures passionnantes sur la vie quotidienne. Il circule entre ces différentes villes mais aussi à Delft, où il est membre de la guilde en même temps que son ami Vermeer. Jan Steen meurt à Leyde en 1679.

Steen est avant tout un bon vivant et il illustre, dans des œuvres de très bonne facture, la tradition des Pays-Bas des peintures du quotidien, des banquets et des fêtes mais contenant souvent des allusions moralisatrices. Toute cette vie populaire, reproduite avec dynamisme, nous renseigne sur l’époque en Hollande, mais aussi sur les proverbes traditionnels, utilisés et illustrés, et sur la morale explicite ou cachée contenue dans les œuvres. Il a laissé une trace dans la mémoire des Hollandais : quand on dit d’une maison qu’elle est à la Jan Steen, cela veut dire qu’elle est en désordre et que tout part à vau-l’eau.

« Dans la peinture ci-dessous, on a une bonne idée d’une maison où tout va de travers. La mère est endormie, son mari (autoportrait de Steen) en profite pour faire, avec la servante, un geste des doigts qui signifie une connivence sexuelle. La jeune femme plantureuse au premier plan se fait remplir un autre verre, pendant qu’elle a un pied sur la Bible, et à côté se trouve un jeu de jacquet (les jeux perdent les gens) et un luth qui est associé, dans les jeux de mots, au corps et surtout au sexe féminin (Luth-Luit en argot hollandais de l’époque). Le chat non surveillé mange le jambon, allusion à un proverbe traditionnel :  » Une bonne ménagère doit avoir un œil sur la poêle et un autre sur le chat ! « . La montre brisée, au sol, est un signe de fin de vie et de la mort qui guette. Au-dessus de cette assemblée, un panier contient l’annonce des châtiments pour ces conduites dépravées : une épée et des verges, une carte qui annonce la mort, la canne (ou parfois une béquille) qui promet les châtiments de la vieillesse difficile. Voilà un exemple d’une peinture de Steen, pleine de verve mais aussi moralisatrice. Ce sont souvent des peintures très codées, avec des éléments qu’il faut savoir lire et qui se présentent picturalement ou sous forme de proverbes, ou de jeux de mots sur ce qui est représenté. On peut souvent parler à propos de la peinture de Steen (mais c’était la mode chez d’autres peintres au même moment), de sujet apparent et de sujet caché.

Jan Steen (1626-1679), « La maison dissolue », vers 1660, h/b 108 x 92 MET New York

Jan Steen(1626-1679), « La maison dissolue », vers 1660, h/b 108 x 92 MET New York

Venons-en à une autre peinture de Steen et qui a trait à la maladie: « La visite du docteur ». Exemple même d’une peinture de genre qui plaisait tant à l’époque. Nous savons qu’il va falloir lire le sujet apparent : le docteur en visite, la malade, mais aussi tout ce qu’il y a autour, lieu, décor, personnages, objets. Nous sommes dans un intérieur hollandais de 1660. Le docteur prend le pouls de la malade. La femme qui est à ses côtés porte une tenue de servante. Elle connaît l’intimité de sa maitresse. Elle tient une carafe avec l’urine de la jeune femme. De quoi cette dernière est-elle malade ?

Jan Steen, « La visite du docteur », 1661-1662, h/b 47×41 Victoria and Albert Museum, Londres.

Cela se précise. Sur le mur d’à côté, un autre tableau, ce dernier bien connu de Frans Hals (1581-1666) : « Le mangeur de hareng ou le joyeux buveur » de 1620-1630. Il montre un pichet vidé, portrait d’un bon vivant et d’un fêtard. Au sol, sous la malade, une chaufferette aux charbons rouges et ardents. Elle servait d’allusion classique au XVIIème siècle pour les amours ardentes. Elle lui sert, au sens prosaïque à se chauffer les jambes sous sa jupe, mais aussi au sens figuré…
Tous ces indices : les urines, Cupidon, Vénus et Adonis, le fou rieur, la chaufferette, mais aussi l’air amusé du docteur, tout nous renvoie vers un diagnostic sûr : c’est la bonne maladie : elle est enceinte !

Frans Hals(1581-1666), « Le joyeux buveur », 1620-1630, h/t 75×61 Staat Kunst Galerie, Kassel

Jan Steen a peint plusieurs fois ce même sujet qui amusait les acheteurs.

Jan Steen, « La bonne maladie », 1660, h/t 61×52 AP Munich
Dans cette version on aperçoit sur l’armoire une statue de Cupidon, qui nous dit tout de ce qu’on voulait savoir. De plus, la jeune femme tient dans la main un billet sur lequel est écrit : « A rien ne sert la Médecine, quand on a le mal d’amour ». A gauche, en bas, on reconnaît la chaufferette et les braises ardentes.

La version suivante se trouve au célèbre Musée du Mauritshuis de La Haye :

Jan Steen, « La visite du docteur », 1660-1662, h/b 60×48, Mauritshuis, La Haye
Cette fois le tableau dans le tableau est un assaut : Le combat des Centaures contre les Amazones », des enlèvements fougueux. Cette jeune femme a été conquise par « un puissant centaure », probablement du quartier ! Dans l’ouverture de la chambre, une scène vient renforcer la lecture, si le regardeur naïf n’a pas encore compris les prémices et les symptômes de la maladie.

Steen n’a pas été le seul à traiter ce sujet allusif et joyeux, Frans van Mieris aussi. Il faut revoir, par exemple, une partie de la peinture de Vermeer à la lumière de ce décodage à plusieurs niveaux. De nombreuses peintures de genre au XVIIème siècle hollandais fonctionnent ainsi sur deux voire trois niveaux de décodage. Il y a le niveau apparent, puis la compréhension augmentée par les objets présents et enfin les échos à des textes, des proverbes, des jeux de mots, qui ne nous sont malheureusement plus lisibles. Surtout quand ces jeux de mots ou ces rébus sont en vieux néerlandais…

 

Par Gilbert Croué, historien d’art et conférencier

 

 

 

BUDGET RÉDUIT DU PALAIS EN PRINCIPAUTÉ DE MONACO

Coronavirus : à Monaco, le prince Albert II de Monaco réduit le train de vie du palais de 40% de sa dotation qui passe de 13,2 millions d’euros à 8 millions d’euros.

Des dépenses exceptionnelles ont été engagées par la Principauté le temps de la crise sanitaire, à l’image de l’attribution d’un revenu minimum extraordinaire d’un montant de 1800 euros aux travailleurs indépendants qui en font la demande.

Dans un communiqué, le Palais princier souligne que le déficit prévisionnel, « estimé à près de 500 millions d’euros pour l’exercice 2020 (…) correspond au financement des mesures exceptionnelles de soutien nécessaires en faveur des acteurs de l’économie monégasque, décidées par son gouvernement, ainsi qu’à la baisse anticipée des recettes de l’Etat ».

Le Souverain a toute confiance dans la solidité du modèle économique et social de la Principauté pour surmonter cette crise sanitaire aux conséquences économiques sans précédent pour son pays. »

Le Prince Albert II de Monaco accompagné de sa nièce Charlotte Casiraghi

Le Conseil national de Monaco a voté à l’unanimité l’amendement du budget 2020 qui présente un déficit courant de quelque 478 millions d’euros. Cela représente près d’un tiers du budget initial.

C’est la première fois dans l’histoire de la Principauté que le gouvernement apporte des modifications aussi drastiques à un budget.

© Photo : Gaetan Luci / Palais princier

Monaco, comme tous les pays d’Europe, a été touché par COVID-19. Le Prince Albert II lui-même a contracté le virus mais s’est depuis rétabli. Le gouvernement du prince a déclaré que le déconfinement  prendrait fin le 3 mai 2020.

Dans le cadre de la pandémie COVID-19, S.A.S. le Prince Albert II s’exprimera ce soir à 19h00 sur l’antenne de Monaco Info.

 

 

QUATRE ACTEURS DE LA FOODTECH S’ASSOCIENT POUR SOUTENIR L’ACTIVITÉ DES RESTAURANTS

4 acteurs de la Foodtech s’associent pour soutenir l’activité des restaurants, et lancent la plateforme

Cette plateforme, qui répertorie déjà plus de 500 restaurants à travers la France, est alimentée directement par les restaurants en temps réel afin de référencer ceux qui restent ouverts pendant le confinement et les services qu’ils proposent.

Village de Bezaudun-les-Alpes

Ce dispositif permet d’apporter une réponse fiable et coordonnée aux citoyens à la recherche d’informations sur le sujet et aux restaurateurs ayant besoin d’être soutenus et de continuer à exister dans ce moment difficile.
Un secteur bouleversé qui doit s’adapter à la crise.

Au cours de ce premier mois de confinement, CentralApp, Deliveroo, Choco et La Fourchette ont vu se dessiner plusieurs tendances sur le marché de la restauration auxquelles le site aide-aux-restaurateurs.fr apporte une réponse : Une demande du grand public qui reste forte pour les restaurants.

Si elle ne se matérialise pas par des réservations compte-tenu de la fermeture de ces établissements, elle se traduit aujourd’hui par une demande importante pour la vente à emporter et les livraisons. A titre d’exemple, sur les 1500 sites internet de restaurants gérés par CentralApp, 40% du trafic habituel s’est maintenu malgré le contexte de crise sanitaire.

La résistance de nombreux restaurateurs qui poursuivent leur activité tout en respectant le
confinement. Selon les estimations de Choco, 15% des restaurateurs seraient encore ouverts à Paris
pour la livraison ou la vente à emporter. De son côté, Deliveroo a enregistré 1400 nouveaux restaurants sur sa plateforme depuis le début du confinement.


Une adaptation de l’offre et de la logistique en conséquence : nouvelle carte, nouvelle organisation
avec les fournisseurs de produits frais, nouveaux canaux de distribution…les restaurateurs ont dû innover pour s’adapter aux contraintes du confinement et répondre aux besoins des consommateurs.

Une confusion générale et de nombreuses fausses informations. Entre la peur d’une pénurie et les
informations obsolètes ou contradictoires circulant sur l’offre alimentaire, de nombreux consommateurs ont aujourd’hui du mal à démêler le vrai du faux.
Une plateforme solidaire qui permet de venir en aide aux restaurants pendant le confinement.
Afin de soutenir les restaurants ne pouvant pas adapter leur offre à surmonter cette crise, la plateforme permet également d’obtenir des bons d’achat pour les aider à payer leurs charges jusqu’à leur réouverture.

Ces bons d’achat permettront à celui qui en fait l’acquisition de profiter d’un repas équivalent au montant du bon lorsque le restaurant ré ouvrira ses portes. De nombreux restaurateurs proposent aujourd’hui cette solution et la plateforme aide-aux-restaurateurs.fr permet de les recenser et de les faire connaître au grand public.

De nombreux restaurateurs proposent aujourd’hui cette solution et la plateforme aide-aux-restaurateurs.fr permet de les recenser et de les faire connaître au grand public.

La crise perdure, venez en aide aux restaurateurs durant le confinement. Les places de nos villages ne seraient pas les nôtres sans ces restaurants et ces cafés qui sont aussi parmi les plus gros employeurs du pays. Aucune date de réouverture n’est annoncée. C’est pourtant essentiel afin de permettre aux professionnels de retravailler dans le respect des conditions sanitaires.

 

Le Bistrot de Bezaudun Chez Sandrine

Bel endroit, excellent accueil, fermé aux exigences de l’Etat.

Commandes – Réservation  0622220383 

L’EXALTATION DU CORPS – DE RUBENS AU BERNIN

L’Exaltation du Corps : de Rubens au BerninChristian Loubet évoque ici la conférence qui devait
avoir lieu le 6 mai , » L’Euphorie » baroque

La résurrection
Après le Concile de Trente (vers l560), les Jésuites encouragent une « scénographie spectaculaire » traduisant une vision du monde optimiste à l’opposé de l’ascétisme des réformés.

La résurrection

Cet « appel aux sens » des fidèles, suscitera une spiritualité sublime à partir d’une impression sensible.
L’énergie vitale est manifestée comme traduction dynamique de la volonté divine dans le jaillissement des figures sur l’espace en trompe-l’oeil. La richesse des matières ainsi que la grandeur du décor contribuent à la splendeur du rituel.

La descente de la Croix
Entre 1610 et 1614, P.P. Rubens (1577-1640) trouve un style personnel, véhément et plastique qu’illustrent les triptyques pour la cathédrale d’Anvers. Le corps du Christ, livide, attire le regard et détermine le sens : chute dans le linceul d’un martyre exsangue au coeur de la nuit ou tension vers le ciel d’un athlète rédempteur.

La descente de la Croix

L’éclat chromatique et le clair obscur se conjuguent pour donner au schéma une intensité maximum. Les scènes religieuses ou mythologiques prennent un aspect sensuel et dramatique.
Après huit ans en Italie, Rubens s’installe à Anvers en 1609 et épouse Isabelle Brant dont il aura trois enfants. Veuf, il se remariera en 1630 avec Hélène Fourment, son modèle de 16 ans (4 enfants). Riche et célèbre, il travaille pour les plus grands, notamment Marie de Médicis.

         Vénus pleurant Adonis                                                  Enlèvement des filles de Leucippe                                                     

Les scènes mythologies prennent un aspect sensuel et dramatique. 

Dans l’exubérance d’une nature chaleureuse, Rubens libère les pulsions et montre l’attraction des corps. Des figures féminines rondes et pleines offrent au regard la splendeur et l’harmonie de courbes et de sphères. La lumière les caresse, et les transcende.

              Le Jugement de Paris                                                                 Persée et Andromède

L’artiste, comme le berger Paris, admire la beauté des trois déesses. Comme Persée libérant Andromède, il débusque la beauté.
* Rubens, pieux catholique et bon père de famille, réinvente la peinture dont il dépasse les conventions et subvertit les codes… « Et le spirituel est lui-même charnel ».
Dans les sculptures mythologiques pour les Borghese (1622-25), le jeune Gian Lorenzo Bernini (1598-1680) dynamise les formes sensuelles dans un réalisme extrême, mettant en scène l’instantané. Des Dieux ardents enlèvent déesses, princesses et nymphes qui tentent de résister. Daphné échappe à Apollon en se transformant en laurier, grâce à la protection d’Artémis.

Le Rapt de Proserpine Apollon et Daphné

                                                                      

                   Le Rapt de Proserpine                                                       Fontaine des Fleuves

Le pape Urbain VIII lui confie (1598-1680) la Fabrique de St Pierre en 1629. Il organise la scénographie de la Ville de Rome, aménageant la colonnade de la Basilique, joignant églises et palais par des ponts garnis de figures sculptées. Il érige des fontaines sur les places. Père de onze enfants, il mourra à 81 ans milliardaire.

Pour la famille du Cardinal Cornaro, le Bernin réalise (1647-52) le décor d’une chapelle (7,3 x 3,5 x 13,5). En haut un ciel d’or est peuplé d’angelots. Au centre, sous un baldaquin, Thèrèse d’Avila transportée sur un nuage hors du monde des vivants, accepte la flèche d’un ange dans l’attraction d’un violent rayonnement divin. Orgasme mystique, lévitation = transverbération. Sur les côtés dans des loges, les Cornaro admirent le miracle.

« Je voyais donc l’ange qui tenait à la main un long dard en or dont l’extrémité en fer portait je crois un peu de feu. Il me semblait qu’il le plongeait au travers de mon coeur et l’enfonçait jusqu’aux entrailles. La douleur était si vive qu’elle me faisait pousser (des) gémissements. Mais la suavité causée par ce tourment incomparable est si excessive que l’âme ne peut en désirer la fin, ni se contenter de rien en dehors de Dieu » .
Thérèse d’Avila

                       Mausolée d’Alexandre VII                                                    La mort

Au sommet de son Mausolée, le Pape Alexandre VII (1655-1678) défunt prie et trône avec sérénité au dessus de la porte d’où surgit la mort (entre Vanité et Charité)
* Rendue sensible dans le marbre, la transmutation des corps montre alors la transcendance à l’œuvre, au-delà du réalisme, dans l’exacerbation des figures.Entre la vie et de la mort, il y aurait ce point sublime d’une jouissance de Dieu qui n’est pas un acte sexuel mais une fusion totale qui s’éprouve mais ne peut se dire, dont les mystiques, les poètes et les fous savent quelque chose.

RÉOUVERTURE DES MARCHÉS CANNOIS – LA BOCCA – FORVILLE ET GAMBETTA

Les habitants de la Côte d’Azur vont pouvoir de nouveau faire leurs courses des trois marchés alimentaires de Cannes-La Bocca, Forville et Gambetta, ce samedi 18 avril, avec des conditions sanitaires drastiques.

Un dispositif sanitaire adapté pour limiter les risques de propagation du coronavirus, où plusieurs mesures sanitaires sont mises en place sur les marchés de Cannes. Il y aura un sens de circulation à respecter avec une entrée et une sortie. Il sera impossible de revenir sur ses pas une fois un stand passé.

Parmi les autres mesures : Prise de température à l’entrée du marché avec un thermomètre infrarouge.  Désinfection obligatoire des mains à l’entrée sous contrôle d’un agent municipal. Marquage au sol devant les étals à respecter. Nombre de stands limité, et espace de deux mètres entre chaque vendeur. Port du masque et des gants obligatoire pour les marchands.

Des policiers municipaux veilleront au respect des gestes barrières et des distances de sécurité. Pour le maire de Cannes, il ne faut pas que la sortie au marché se transforme en promenade.

Pour David Lisnard, il est important de soutenir le commerce de proximité. La réouverture des marchés cannois permet ainsi de proposer d’autres offres que les supermarchés et les supérettes. Le service « Allô Courses » mettant en lien consommateurs et producteurs continue même avec la réouverture des marchés cannois. 

Les marchés de Cannes seront ouverts au public tous les jours de 8h à 12h30. Les pêcheurs  de la criée du quai Saint-Pierre ont réintégré leurs stands au marché Forville aussi, de 8h à 12h30.

Les visites restreintes dans les hôpitaux et les Ehpad sont désormais autorisées pour les familles de personnes en fin de vie. Plusieurs hôpitaux acceptaient déjà la visite d’un proche. Un moment douloureux, à la fois pour les patients, les soignants et les familles. 

[#COVIDー19 ] Nous rappelons que les déplacements restent interdits hors cas dérogatoires prévus. Aucun relâchement ne sera toléré. Vous devez avoir une attestation en règle et respecter les gestes barrières. #RestezChezVous

CHRISTOPHE LE CHANTEUR « DES MOTS BLEUS » EST DÉCÉDÉ

Le chanteur Christophe est décédé jeudi des suites “d’un emphysème”, maladie pulmonaire, a indiqué Véronique Bevilacqua, son épouse, dans un communiqué ce vendredi 17 avril. L’interprète des incontournables “Aline” et les “Mots Bleus”.

Daniel Bevilacqua de son vrai nom, 74 ans, avait été hospitalisé et admis en réanimation le 26 mars dans un hôpital parisien en raison d’une “insuffisance respiratoire”.

Cinquante ans de musique, et toujours un mystère. « Je suis quelqu’un qui aime la liberté et la solitude, même si je peux apprécier la foule à certains moments. Donc je trace ma route avec ma personnalité, avec ce en quoi je crois, et je vais continuer jusqu’au bout, sans me laisser déstabiliser par des inconnus ».

photo prise par Cris Lac dans son jardin

L’annonce de sa mort a bouleversé le monde du spectacle. Jean-Michel Jarre, qui avait écrit les textes de deux des ses albums majeurs – et leurs morceaux phares – « Les Paradis Perdus », 1973 et « Les Mots bleus », 1974, a déclaré à l’AFP qu’il avait « perdu un membre de sa « tribu ». 
« C’était plus qu’un chanteur, c’était un couturier de la chanson », développe Jean-Michel Jarre, pour qui les circonstances de ce deuil sont très douloureuses: « On ne peut pas lui dire au revoir à cause de ce putain de virus ».

PÂQUES AU BALCON – LE COVID-19 BOULEVERSE NOS VIES ET NOTRE QUOTIDIEN

NOUS VOUS SOUHAITONS UN DOUX WEEK-END DE PÂQUES

Malgré les conditions extraordinaires, nous vous souhaitons, à vous et à vos proches, un doux et paisible week-end de Pâques. 

Le Chef Pâtissier Nicolas Paciello a imaginé un œuf de Pâques aux allures de cage à oiseaux.
La France passe son dimanche et lundi sous cloche. C’est dans ce contexte d’une crise qui ne faiblit pas, q’Emmanuel Macron, va prendre la parole, lors d’une allocution télévisée ce lundi soir, après les traditionnels applaudissements de 20 h aux balcons, en soutien aux soignants.
En 2020, la fête de Pâques est fixée au 12 avril pour les Églises d’Occident. Cette fête est à la fois une célébration religieuse, une fête du printemps et du renouveau. A cette occasion, il est traditionnel de se réunir en famille autour d’un bon repas et d’organiser une chasse aux oeufs pour les enfants.

La signification religieuse de Pâques

La fête de Pâques est une journée de réjouissances pour les Chrétiens, car elle commémore la résurrection du Christ. Le mot « Pâques » vient de « Pessa’h » la Pâque juive qui célèbre la sortie des Israélites d’Égypte. La passion du Christ a eu lieu durant les fêtes de Pessa’h, que Jésus célébrait alors en tant que Juif. Certains symboles sont d’ailleurs communs aux deux fêtes, comme l’agneau pascal, le pain sans levain et l’oeuf.

L’oeuf, symbole de vie

Bien avant l’ère chrétienne, l’œuf était déjà chargé de sens et la coutume de s’offrir des œufs au printemps est donc antérieure à la fête de Pâques. L’œuf symbolise en effet la promesse de la vie et a donc toujours été considéré comme un présent de bon augure. Lorsque l’œuf a été associé à la fête de Pâques, le rapprochement était évident entre la promesse de vie que représente l’œuf et la résurrection du Christ.

Traditionnellement, cette période est favorable aux baptêmes. L’Église considère également que les Chrétiens doivent communier au moins une fois dans l’année, au moment de Pâques. D’où l’expression « faire ses pâques », qui signifie se confesser et communier durant la période pascale.

Puis tous les grands événements azuréens continuent de tomber ou d’être reportés. Après les annulations du MIPIM, MIPTV, CanneSeries, MIDEM, Festival de Cannes. Dernier en date, l’Iroman Fra

nce Nice 2020. « Il n’aura malheureusement pas lieu le 14 juin 2020 comme prévu initialement ». Des informations plus précises seront données le 30 avril. Quant à la 17ème édition du salon Top Marques à Monaco, qui devait avoir lieu du 9 au 13 juin, elle est carrément annulée.

Le Cannes Lions 2020 n’aura pas lieu non plus, et donne rendez-vous l’an prochain, du 21 au 25 juin 2021 au Palais des Festivals de Cannes.

SOLIDAYS annulé. Solidays ne (ré)enchantera pas le monde cette année. Et pourtant, tout allait si bien. L’affiche était belle et le record de fréquentation sur le point d’être battu.

Mais voilà, le rideau s’est baissé, douchant les derniers espoirs de Solidarité Sida et des nombreux fans du festival d’intérêt public. Sans oublier les 3 millions d’euros de résultat attendus qui vont disparaître.

La Principauté de Monaco prolonge les mesures de confinement jusqu’au 3 mai 2020.

Prenez soin de vous et à très bientôt.

Emmanuel Macron annonce le prolongement du confinement «jusqu’au 11 mai» en France.

VACANCES D’ÉTÉ – LE GOUVERNEMENT CONSEILLE D’ATTENDRE AVANT DE RÉSERVER

Tous confinés… mais pas forcément isolés. Avant de réserver les vacances d’été, le gouvernement conseille d’attendre. Face à l’épidémie de coronavirus qui touche la France et le monde, la situation est « trop incertaine » selon le secrétaire d’Etat en charge des Transports Jean-Baptiste Djebbar.

Port de Villefranche sur-Mer (06) Alpes-Maritimes

Face à l’épidémie de coronavirus, la situation est « trop incertaine » selon le secrétaire d’Etat en charge des Transports Jean-Baptiste Djebbar.

Les chiffres de l’épidémie étaient à la baisse ces quelques jours, puis est reparti en flèche. Le nombre quotidien d’entrées en réanimation tend en revanche à s’améliorer. Dans le même temps, le gouvernement insiste sur le fait de ne pas « relâcher » nos efforts. 

La France entre en récession après un recul de 6% de son PIB au premier trimestre. Du jamais vu depuis 1945. Ce repli sur les trois premiers mois de l’année constitue la pire crise de performance trimestrielle de l’économie française depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Depuis 1945, seul le deuxième trimestre de 1968 avait connu un effondrement « du même ordre de grandeur », note la Banque de France. Le PIB avait alors chuté de 5,3%. 

L’écoute en ligne de la Radio, bondit de 15% en moyenne sur les deux premières semaines du confinement national. Des progressions qui doublent ou triplent pour les Radios d’Information sur la première semaine (+40%). Même si les musicales et les généralistes ne sont pas en reste avec des progressions moyennes allant de 10 à 30 % sur l’ensemble de la famille.

Le Chef de l’Etat, Emmanuel Macron, devrait faire une nouvelle allocution télévisée. Il s’agira ainsi de la troisième réalisée dans le cadre de la pandémie du coronavirus qui frappe la France. La première avait eu lieu le jeudi 12 mars.

AFP

Le président avait alors appelé les Français à limiter leurs déplacements au maximum. Mais alors que de nombreux concitoyens n’avaient pas respecté la consigne, il avait annoncé dès le lundi soir suivant qu’ une période de confinement de quinze jours serait mise en place.*

Résidant cannois pendant plus de 30 ans, le père de François Hollande s’en est allé. François Hollande, président de la République de 2012 à 2017, a fait part du décès de son père, Georges, survenu samedi 4 avril, à l’âge de 96 ans. Un décès « sans lien apparent avec le Covid-19 » a-t-il précisé, avant de rendre hommage au personnel soignant.

LE DÉCONFINEMENT SERA PROGRESSIF ET LONG – LE DÉCÈS DE PIERRE BENICHOU

Le déconfinement n’est pas pour demain et il sera long et progressif. Comment en sortir? Le coronavirus ne risque-t-il pas de faire son retour avec une « deuxième vague » lorsque nous en sortirons ?

Edouard Philippe Premier ministre évoque  un « déconfinement qui serait régionalisé » et dévoile de quelle manière le confinement pourrait prendre fin. Il est « probable » que le « déconfinement » ne se fasse pas « en une fois et pour tout le monde« . Le pic de l’épidémie de coronavirus n’est pas dépassé, la saturation des services hospitaliers n’est pas jugulée, en particulier dans les services de réanimation. Et cela ne devrait pas survenir avant la fin avril.

En Europe, aucun pays confiné n’a encore assoupli son dispositif – pas même l’Italie, où le confinement est entré en vigueur le 10 mars, une semaine avant la France.

En Chine, des premières tentatives ont eu lieu. Dans la province du Hubei, berceau de la pandémie, il est à nouveau possible de sortir de chez soi, de travailler et de voyager depuis le 25 mars, deux mois après la mise sous cloche. La capitale régionale, Wuhan, reste toutefois en quarantaine jusqu’au 8 avril. 

AFP

Depuis le début de la mise en place des mesures de confinement, l’activité est au ralenti dans presque tous les secteurs. Et les perspectives économiques ne sont pour l’heure guère rassurantes : la fin des mesures s’accompagnera vraisemblablement d’une récession dans de nombreux pays et d’une forte hausse du chômage. Du coup, bloquer à nouveau des pays entiers en cas de résurgence ou de nouveau pic – dans l’attente d’un vaccin ou d’un quelconque traitement efficace – semble de moins en moins envisageable.

Christophe Castaner a fermement rappelé aux Français que le début des vacances scolaires de printemps dans quelques jours ne sera pas synonyme de « grands départs », en raison du confinement. Pas plus de 40 TGV au départ de Paris et un taux de réservations plafonné à 50%. *

Et puis, le décès de Pierre Bénichou dans la nuit du 30 au 31 mars 2020, à l’âge de 82 ans. Ancien rédacteur en chef du Nouvel Obs, surtout connu du grand public pour ses chroniques pleines de gouaille dans « Les Grosses têtes ».

Il est décédé « dans son sommeil » et à son domicile, a fait savoir son fils Antoine à l’Agence France-Presse. Sa mort, a-t-il précisé, n’est pas liée au Covid-19.

 

PATRICK DEVEDJIAN EST DÉCÉDÉ DES SUITES DU COVID-19

Patrick Devedjian ancien Ministre, Président du Département des Hauts-de-Seine, est mort des suites du Covid-19 ans dans la nuit du samedi 28 au dimanche 29 mars 2020. L’homme politique avait été ministre sous les présidences de Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy. Avocat de profession, ancien député de la 13e circonscription des Hauts-de-Seine de 1986 à 2017, il fut également porte-parole du RPR de 1999 à 2001, et Secrétaire général de l’UMP de 2007 à 2008.

photo AFP/Archives – Christophe Archambault

Diagnostiqué positif au Covid-19, l’homme politique de 75 ans avait été placé en observation mercredi dans un hôpital du département.